Mercredi 9 février 2011 3 09 /02 /Fév /2011 10:33

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Mardi 8 février 2011 2 08 /02 /Fév /2011 13:26

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Mardi 8 février 2011 2 08 /02 /Fév /2011 09:14

Localtis.info, 7 février 2011

 

A peine plus d'un mois après la promulgation de la loi de réforme des collectivités, un rapport de la mission sénatoriale aux collectivités appelle à un aménagement du principe de spécialisation des compétences des départements et des régions. Sans réellement remettre en cause ce principe, il appelle à des possibilités plus grandes de partage des compétences.

 

Les règles de répartition des compétences entre les collectivités inscrites dans la loi de réforme du 16 décembre 2010 sont imparfaites, estime Antoine Lefèvre, sénateur-maire de Laon, dans un rapport réalisé au nom de la délégation sénatoriale aux collectivités. Il ne s'agit pas pour l'élu d'"instruire la révision de la loi". En tout cas, pas pour le court terme. Car, il se place – déjà ! - dans la perspective de l'évaluation fixée à 2017 qui, sur la base d'un bilan de la répartition des compétences, amènera si nécessaire le législateur à remettre l'ouvrage sur le métier.
La principale critique du sénateur envers la loi de réforme des collectivités vise la spécialisation des compétences des départements et des régions par l'affirmation de compétences d'"attribution exclusive". Selon Antoine Lefèvre, c'est une option sur laquelle il faudra revenir. Non parce que la clause générale de compétences est préférable – "elle porte, à n'en pas douter, une part de responsabilité dans le maquis des interventions locales", affirme le sénateur – mais parce que, irrémédiablement, des difficultés vont se poser, en particulier pour déterminer les frontières entre les différentes compétences des collectivités. Par exemple, "un système de navette par autobus entre un centre de ville et un monument historique relève-t-il de la compétence 'transports', 'tourisme', ou 'culture'" ? Et "que se passera-t-il si la collectivité attributaire est dans l'impossibilité absolue, par exemple pour des raisons budgétaires, d'exercer sa compétence ?", s'interroge le sénateur.
S'inspirant largement des propositions du rapport de la mission Belot sur l'organisation et l'évolution des collectivités, Antoine Lefèvre plaide pour des compétences obligatoires et "partageables" sur la base d'accords locaux et selon des conditions qui devraient être définies par le schéma d'organisation des compétences du département et de la région prévu par la loi du 16 décembre 2010. Au cas où une collectivité n'assumerait pas la compétence que la loi lui impose pourtant d'exercer, une autre collectivité serait en mesure de lui adresser une mise en demeure d'agir, selon la procédure du "constat de carence" imaginée par le rapport Belot. Quant aux règles présidant au partage des compétences, leur respect serait assuré par un "contrôle de légalité territorial", fonctionnant de la même manière que le contrôle de légalité exercé par l'Etat. Les collectivités soumettraient ainsi au tribunal administratif, par déféré, leurs éventuels conflits relatifs au partage de leurs compétences.
Avec ces évolutions, "on ne serait plus très éloigné des situations antérieures", a commenté Yves Daudigny, membre de la délégation sénatoriale aux collectivités, lors de l'examen du rapport, le 25 janvier dernier. Seule différence majeure : "Le partage des compétences serait soumis à une obligation de contractualisation entre les différents niveaux impliqués", a-t-il ajouté.

Thomas Beurey / Projets publics

 

Rapport Lefèvre : "Les compétences des collectivités territoriales à la croisée des chemins : quelles pistes pour demain ? "

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Vendredi 4 février 2011 5 04 /02 /Fév /2011 13:51

Paris métropole fédérée, le blog de Pierre Mansat, adjoint au maire de Paris, 4 février 2011

 

Dans un communiqué diffusé jeudi, l'Elysée annonce avoir confié le 18 janvier dernier "une mission sur la dimension culturelle du Grand Paris" à Daniel Janicot, conseiller d’État et président de l’Agence pour la Vallée de la Culture. "Il s’agit de faire du Grand Paris l’une des plus importantes métropoles culturelles du monde", poursuit le communiqué. Daniel Janicot, affirme la présidence de la République, "fera toutes les propositions destinées à corriger les déséquilibres et les disparités territoriales existant entre le cœur historique de Paris et ses quartiers périphériques". Il devra notamment "porter une attention particulière à la culture dans les banlieues". Il remettra "son rapport au chef de l’État en septembre 2011.

Par Blog collectivités locales - Publié dans : Grand Paris
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Vendredi 4 février 2011 5 04 /02 /Fév /2011 08:58

Localtis.info, 3 février 2011

 

Les présidents des principales associations d'élus locaux doivent signer prochainement une charte nationale portant sur l'optimisation de la gestion des recettes des collectivités. Sans valeur juridique, ce document a vocation, par ses nombreuses recommandations, à enrichir les partenariats locaux entre la DGFIP et les collectivités.

 

Les collectivités vont bientôt disposer d'une charte nationale ayant pour objectif l'amélioration de la gestion de leurs recettes. Huit associations d'élus locaux, dont l'Association des maires de France, l'Assemblée des départements de France et l'Association des régions de France, ont récemment transmis à la direction générale des finances publiques (DGFIP) leurs remarques sur le projet. Avec les services de Bercy, elles ont largement contribué à l'élaboration du texte, au cours de plusieurs réunions à l'automne dernier. L'objectif est, en s'appuyant sur des bonnes pratiques, de fournir des recommandations aux ordonnateurs et aux comptables, afin que ceux-ci parviennent à "optimiser la chaîne de traitement des recettes des collectivités territoriales et de leurs établissements publics". Un enjeu dont dépendent la "protection des intérêts financiers" des organismes publics locaux et l'"amélioration du service rendu à l'usager", rappelle le document.
Premier levier au service de l'amélioration du recouvrement mentionné par la charte : l'usage des nouvelles technologies. Avec, en particulier, la dématérialisation des pièces de recettes susceptible de réduire les coûts moyens de traitement. Dans ce domaine, le protocole d'échange standard (PES) d'Hélios dans sa version 2 a permis déjà à quelque 175 collectivités de faire un bond. Leur ordonnateur peut en effet signer électroniquement les pièces comptables qu'il n'a plus à transmettre sur support papier à son comptable public, ce qui est source d'économie. Le dispositif sera généralisé en 2015, par un arrêté qui sera bientôt publié.

Des commissions bancaires plus élevées

Le recours aux nouvelles technologies de paiement (carte bancaire, prélèvement) offre quant à lui deux avantages : pour les usagers, la simplicité et pour les collectivités, un recouvrement plus rapide et moins coûteux. Or, en 2009, près des deux tiers des encaissements du secteur public local correspondaient encore à des chèques, moyen de paiement qui entraîne le plus de coûts de traitement. Des progrès importants ont toutefois été réalisés entre 2007 et 2009, période au cours de laquelle les paiements par carte bancaire ont progressé de 56%. Favorable à ces évolutions, l'Association des petites villes de France a cependant attiré l'attention de la DGFIP sur les coûts d'équipement, qui se révèlent élevés pour certaines collectivités. De son côté, l'Association des maires de France s'est inquiétée du risque d'augmentation des commissions bancaires.
Plus encore que les nouvelles technologies, l'approfondissement du partenariat entre l'ordonnateur et le comptable est essentiel, souligne la future charte. Ces dernières années, la DGFIP et les grandes collectivités locales sont allées dans ce sens en multipliant les conventions de services comptables et financiers, dans lesquelles les partenaires ont précisé leurs engagements. La charte contient des recommandations pour développer encore ces partenariats, à chaque étape du processus : lors de la préparation du recouvrement, lors de la phase de recouvrement elle-même et en bout de chaîne.

Plus de sécurité pour la gestion locale

En amont de la chaîne, plus exactement pour l'émission de créances à recouvrer, la DGFIP a proposé un modèle d'avis de sommes à payer annexé à la charte. Le but est de "simplifier la gestion administrative" tout en améliorant "la lisibilité pour les débiteurs". Ce modèle d'avis devrait aussi sécuriser la gestion locale, comme on le pense à la Fédération des maires des villes moyennes (FMVM) : "Certaines mentions obligatoires, comme le rappel des textes de référence ou la signature de l'élu, ne figurent pas toujours sur les avis de sommes qui sont aujourd'hui remis aux débiteurs, en particulier par les petites collectivités." Selon la FMVM, l'innovation proposée par la DGFIP est donc positive. Mais il serait plus adéquat de réaliser un modèle d'avis de sommes pour chaque grand service fourni par la collectivité.
S'agissant encore de la phase d'émission des créances, la DGFIP recommande aux collectivités de "regrouper les créances dues par un même débiteur avant d'émettre un titre unique à son égard". Le but étant, en toute logique, de réduire les frais de traitement. Certaines collectivités citées en exemple, comme Bordeaux, ont créé, notamment à cette fin, un compte unique dans lequel figurent toutes les prestations payantes dont bénéficie une famille en lui permettant de les gérer en ligne (repas à la cantine scolaire, accès à différents services culturels et sportifs, transports,...).

Pas d'huissier chez les retardataires

Si le concept leur semble séduisant, les associations d'élus locaux demeurent prudentes. L'Association des maires de France met en avant notamment la complexité de sa mise en œuvre, par exemple lorsque dans une famille, les parents sont divorcés. Le concept d'un compte unique regroupant les factures du service public local et les avis d'impôts locaux laisse évidemment les élus locaux encore plus sceptiques. Pour la Fédération des maires des villes moyennes, l'existence dans les rôles d'imposition de produits fiscaux non destinés aux collectivités, comme la redevance audiovisuelle, fait obstacle à toute évolution vers ce type d'outil.
S'agissant de la phase de recouvrement, la généralisation de l'application Hélios devrait la rendre plus efficace, puisque l'application gère automatiquement les relances des débiteurs en retard et supervise les actes de recouvrement forcé. Face à un retard de paiement, les ordonnateurs et les comptables restent quand même invités à cibler spécialement les créances "ayant le plus d'enjeux financiers". On notera que pour plus d'efficacité encore, la DGFIP avait proposé de remplacer la lettre de relance du débiteur par une intervention amiable d'un huissier. Une évolution qu'ont rejetée à l'unanimité les associations d'élus locaux. Leurs responsables ont jugé suffisantes les procédures actuelles, qui autorisent le comptable à procéder à la saisie des rémunérations ou du compte bancaire du mauvais payeur, ou, encore, en ultime recours, à la vente forcée de ses biens.

Thomas Beurey / Projets publics

 

A télécharger :

Le projet de "charte nationale des bonnes pratiques de gestion des recettes des collectivités et de leurs établissements publics"

 

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